Aller au contenu principal

Accueil / Cadre Macroéconomique / PIB optique demande

PIB optique demande

  • Une croissance forte enregistrée sur la période 2016-2019 (6,5% en moyenne) et une bonne reprise à partir de 2021 (7,4%) après un ralentissement en 2020 (0,9%) du fait de la COVID-19.
  • Une croissance tirée principalement par la consommation finale et l’investissement avec des contributions respectives de 3,5 et 4,7 points de pourcentage en 2022.

 

Croissance du PIB réel et contributions des secteurs (en %)

Désignation

2 016

2 017

2 018

2 019

2 020

2 021

2 022

2 023

2 024

2 025

Def.

def.

def.

def.

def.

prov.

est.

est.

prév.

prév.

prév.

FBCF

2,2

0,3

1,5

2,6

1,3

2,1

4,7

3,2

3,2

3,2

Consommation finale

4,6

4,8

4,5

4,5

1,8

3,7

3,5

3,7

3,1

3,1

Demande externe nette

-0,2

3,0

-1,5

-0,5

1,2

-0,5

1,0

0,0

0,1

-0,2

TOTAL PIB

7,2

7,4

4,8

6,7

0,9

7,4

6,7

7,0

7,0

6,8

Sources : MEF/DGE, INS 

 

  • Une demande dominée par la consommation finale avec une part représentant 78,3% en 2022 et projetée en moyenne à environ 77% sur la période 2023-2025.

 

Evolution du PIB nominal-optique demande (en milliards de FCFA)

Désignation

2 016

2 017

2 018

2 019

2 020

2 021

2 022

2 023

2 024

2 025

Def.

def.

def.

def.

def.

prov.

est..

est.

prév.

prév.

prév.

Demande externe nette

638,4

584,7

-54,8

533,2

329,0

22,0

-1 403,8

-1 031,2

-818,6

-417,7

Investissement

6 683,0

6 681,0

7 303,0

8 032,8

8 694,0

9 538,5

11 515,5

13 034,7

14 732,3

16 584,5

Consommation finale

21 368,0

23 432,0

25 483,6

27 449,0

28 756,0

31 290,4

34 193,8

37 355,2

40 296,3

43 192,8

PIB nominal

28 686,7

30 491,6

32 506,1

35 382,0

36 252,0

39 821,3

43 681,5

47 882,0

52 413,6

57 283,3

Sources : MEF/DGE, INS

 

 

  • Un taux d’investissement en progression depuis 2018 (22,5%) pour ressortir à 26,4% en 2022 et projeté en moyenne à 28,1% sur la période 2023-2025.

 

Evolution du taux d'investissement (en %)

Désignation

2 016

2 017

2 018

2 019

2 020

2 021

2 022

2 023

2 024

2 025

Def.

def.

def.

def.

def.

prov.

est.

Est.

prév.

prév.

prév.

Privé

18,0

16,2

16,5

17,8

15,4

15,4

16,7

17,5

18,3

19,1

Public

5,3

5,7

5,9

4,9

8,6

8,5

9,7

9,8

9,9

9,9

Total

23,3

21,9

22,5

22,7

24,0

24,0

26,4

27,2

28,1

29,0

Sources : MEF/DGE, INS

 

Structure de la demande

 

La structure de la demande de l’économie ivoirienne est dominée par la consommation finale qui est passée de 78,4% en 2018 à 78,3% en 2022. Toutefois, un dynamisme est noté au niveau des investissements faisant passer son poids dans l’économie de 22,5% en 2018 à 26,4% en 2022. Sur la période 2023-2025, la demande serait constituée à environ 76,8% en moyenne par la consommation finale contre 28,1% en moyenne pour l’investissement.

 

Evolution de la demande

 

En 2022, la croissance a été portée par l’affermissement de la consommation finale (+4,5% après +4,6% en 2021) et la consolidation des investissements (+19,4% après 8,6% en 2021).

En plus de la forte demande d’investissements du secteur privé (+13,2%), les investissements publics (+30,7%) ont été soutenus par l’accélération de l’exécution des projets d’infrastructures publiques pour l’organisation de la CAN et l’amélioration de la fluidité routière. Ces projets concernent notamment la (i) réalisation du tronçon « Yamoussoukro-Bouaké » de l’autoroute du nord, (ii) sauvegarde et le développement de la Baie de Cocody et de la lagune Ebrié, (iii) aménagement de l’autoroute Y4 de contournement de la ville d’Abidjan, (iv) construction du pont reliant les communes de Cocody et du Plateau, (v) construction de routes et échangeurs dans le cadre du projet de transport urbain d’Abidjan, notamment le 4ème pont d’Abidjan reliant les communes de Yopougon et du Plateau, (vi) construction de la tour F de la cité administrative du Plateau, (vii) construction du barrage de Gribo popoli, (viii) réhabilitation de la côtière entre Abidjan et San Pedro, (ix) construction et réhabilitation des stades devant accueillir la coupe d’Afrique de Football en janvier 2024 et (x) aménagement et bitumage de plusieurs routes à l’intérieur du pays.

Ainsi, le taux d’investissement global est ressorti à 26,4% du PIB contre 24,0% en 2021. Le taux d’investissement public a atteint 9,7% en 2022, après 8,5% en 2021, et celui du privé s’est élevé à 16,7% après 15,4% en 2021.

La hausse de la consommation finale est en lien avec la consolidation de la consommation publique (+5,7% après +8,6% en 2021) et de la consommation des ménages (+4,3% contre +4,0% en 2021) qui bénéficient de la hausse des revenus et de la création d’emplois aussi bien dans le secteur privé que public.

Au niveau des échanges extérieursles importations de biens et services se sont affichées en hausse de 5,9% après 13,4% en 2021 sous l’impulsion du dynamisme de l’économie. Les exportations de biens et services ont connu une hausse de 10,2% contre 10,6% en 2021, en raison notamment de la bonne tenue des produits transformés et des spéculations de l’agriculture d’exportation.

En 2023, la croissance serait tirée par le dynamisme des investissements (+12,1% après +19,4% en 2022) et l’affermissement de la consommation finale (+4,8% après +4,5% en 2022).

  • La consommation finale bénéficierait de la hausse continue des revenus des ménages et de la création d’emplois.
  • Les investissements seraient portés par le secteur privé dont la confiance est renforcée par les bonnes perspectives économiques et le raffermissement de l’environnement des affaires. Ainsi, l’investissement privé devrait croître de 13,6%. L’investissement public (+9,4%) serait également soutenu par le démarrage et la poursuite de plusieurs chantiers, notamment la construction (i) de routes et échangeurs dans le cadre du projet de transport urbain d’Abidjan, (ii) de l’autoroute Yamoussoukro-Bouaké section Tiébissou-Bouaké, (iii) de l'autoroute de contournement de la ville de Yamoussoukro, (iv) du barrage hydroélectrique de Gribo Popoli, (v) de la centrale à charbon de San-Pédro, (vi) de la centrale à biomasse d’Aboisso et (vii) des centrales solaires de Boundiali, de Laboa et de Touba. Par ailleurs, les investissements bénéficieraient également du renforcement du réseau routier et des outils de production dans le secteur industriel et de la construction. Le taux d’investissement global ressortirait à 27,2% du PIB contre 26,4% en 2022. Le taux d’investissement public s’établirait à 9,8% après 9,7% en 2022.
  • Au niveau des échanges extérieursles importations de biens et services s’afficheraient en hausse de 3,5% après 5,9% en 2022 sous l’impulsion du dynamisme de l’économie.
  • Les exportations de biens et services connaîtraient une hausse de 4,1% après une hausse de 10,2% en 2022, en raison de la bonne tenue des productions minières et des produits transformés.

 

 

Savoir +