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Balance des paiements

Un solde courant globalement maîtrisé, mais fortement dégradé en 2022 sous l’effet de la crise ukrainienne, entrainant la hausse des cours des produits énergétiques et affectant le solde commercial

 

Evolution des soldes de la balance des paiements (EN % DU PIB NOMINAL)

Désignation

2018

2019

2020

2021

2022 (est.)

2023 (proj.)

2024 (proj.)

2025 (proj.)

Balance courante/PIB (%)

-3,5

-2,2

-3,1

-4,0

-6,9

-5,8

-5,2

-4,3

Solde global/PIB (%)

0,9

1,3

1,7

2,8

-0,7

-1,8

-1,9

-0,1

Source: BCEAO,DGE

 

Sur la période 2018-2021, la situation extérieure de la Côte d’Ivoire reste globalement viable avec un déficit courant qui se situe en moyenne à 3,2% du PIB. La structure de la balance des paiements de la Côte d’Ivoire est caractérisée par un solde commercial excédentaire moyen de 0,7% du PIB et un déficit des comptes de services et de revenus.

 

En 2021, le solde courant de la balance des paiements est ressorti à -4,0% du PIB et le solde global est ressorti excédentaire à 1 095,6 milliards FCFA soit 2,8% du PIB, sous l’effet d’une forte mobilisation des ressources extérieures par l’administration publique.

 

En 2022, l’évolution des échanges extérieurs serait marquée par une forte dégradation du déficit de la balance des transactions courantes estimé à 3 007,9 milliards (-6,9% du PIB), du fait notamment du renchérissement des prix mondiaux en lien avec le conflit Russo-Ukrainien.

L’excédent de la balance des biens enregistrerait une baisse de 62,7% par rapport à 2021. Cette dégradation est en lien avec la hausse de la facture des importations consécutive au renchérissement des prix des biens importés en 2022.

En ce qui concerne les services, le déficit devrait se creuser pour ressortir à 2034,6 milliards, soit 4,7% du PIB.

Les soldes des revenus primaire et secondaire demeureraient déficitaires et estimés respectivement à 3,1% et 0,6% du PIB.

Au niveau du compte de capital, le solde structurellement excédentaire devrait enregistrer un recul du fait de la baisse des dons-projets attendus par l’administration centrale. Ainsi, l’excédent devrait s’établir à 40,7 milliards, soit 0,1% du PIB.

Au niveau du compte financier, les entrées nettes de capitaux s’établiraient à 6,1% du PIB contre 6,5% en 2021, principalement sous l’effet de la mobilisation des autres investissements (4,0% du PIB), en lien avec la mobilisation des tirages sur prêt-projets. Les investissements directs étrangers nets progresseraient de 2,0% par rapport à 2021 pour atteindre 1,4% du PIB.

Il en résulterait un solde global déficitaire de 0,7% du PIB après 2,8% en 2021.

 

Sur la période 2023-2025, le déficit courant devrait s’améliorer par rapport à 2022, pour se situer en moyenne à 5,1% du PIB. Pour financer ce déficit, les entrées nettes de capitaux s’établiraient à 3,7% du PIB en moyenne.

Le solde global quant à lui, ressortirait déficitaire en moyenne à 1,3% du PIB. Néanmoins, la position extérieure demeurerait confortable grâce aux excédents successifs enregistrés les années précédentes.

 

 

 

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