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Agriculture industrielle et d’exportation

L’agriculture industrielle et d’exportation occupe une place importante dans l’économie ivoirienne, avec une contribution estimée à 10,3% du PIB en 2021.

La vision globale du Gouvernement en la matière est de promouvoir « Une agriculture ivoirienne durable, compétitive et créatrice de richesses équitablement partagées ». Dans ce cadre, un premier Programme National d’Investissement Agricole a été mis en œuvre sur la période 2016 – 2020 (PNIA I) et le PNIA II portant sur la période 2018 – 2025 est en cours d’exécution.

 

La stratégie de développement repose sur :

  • le regroupement des différentes régions du pays en Agro-Pôles sur la base de critères agro-écologiques, administratifs, sociaux et économiques ;
  • la promotion d’une agriculture durable.

 

Caractérisation des Agro-Pôles

 

Un Agro-Pôle priorise des cultures nécessitant des conditions climatiques similaires. Il bénéficie, au sein d’une même zone, de services gouvernementaux tels que les services de vulgarisation, de subventions et de distribution d’intrants.  

Neuf (9) Agro-Pôles ont ainsi été identifiés sur la base de ces regroupements. La carte ci-dessous illustre le zonage proposé et les cultures industrielles d’exportation concernées.

 

Les différents Agro-Pôles

Zones

Cultures industrielles et d’exportation concernées

Agro-Pôle1

Coton, Anacarde, Mangue, Banane

Agro-Pôle2

Anacarde

Agro-Pôle3

Café, Cacao, Hévéa, Palmier à huile

Agro-Pôle4

Café, Cacao, Anacarde

Agro-Pôle5

Hévéa, Palmier à huile, Cacao

Agro-Pôle6

Cacao, Anacarde

Agro-Pôle7

Hévéa, Palmier à huile, Cacao, café

Agro-Pôle8

Anacarde, Coton

Agro-Pôle9

Café, Cacao

Source : MEMINADER

 

Les principales cultures industrielles et d’exportation sont : le Café, le Cacao, l’Hévéa, le palmier à huile, le Coton, l’Anacarde, la Banane, l’Ananas et la Mangue.

 

  • Cacao et café

 

Le binôme café-cacao représente un pilier essentiel de l’économie ivoirienne. Conscient de son rôle prépondérant dans l’économie, le Gouvernement de Côte d’Ivoire a entrepris une série de réformes, avec notamment la mise en place du Conseil du Café-Cacao (CCC) comme seule structure de régulation de la filière.

 

Cacao

 

La Côte d’Ivoire reste à fin 2022, le 1er producteur et exportateur mondial de cacao fèves. La production a connu un bond au cours des dernières années, en passant de 1 826 073 tonnes en 2015 à 2 358 840 tonnes en 2022, soit une hausse de 31,3%.

Par ailleurs, la qualité de la production a été améliorée significativement grâce au dispositif de contrôle et de suivi mis en place, couplé avec la formation aux bonnes pratiques agricoles.

 

Evolution de la production (en milliers de tonnes) de cacao et du taux de transformation

 

2015

2016

2017

2018

2019

2020

2021

2022

Production

1826,1

1634,3

2033,5

2112,5

2235,7

2164,3

2228,4 

2358,8

Production de cacao transformée 

527,9

491,5

577,0

ND

604,8

596,4

619,5

636,9

Taux de transformation (%)

29

30

28

ND

27

28

28

27

Source : CCC

 

Café

 

La production de café a chuté de 51,5% entre 2015 et 2021, en raison de la mauvaise répartition des pluies au moment de la floraison des caféiers, de l’insuffisance de la fourniture des semences améliorées, des difficultés financières et du vieillissement du verger. Cependant entre 2021 et 2022 la production est passée de 61 312 tonnes à 94 904 tonnes soit une hausse de 54,8%. Cela s’explique par l’introduction d’une nouvelle variété de café : l’Arabusta qui est un hybride de l’Arabica et du Robusta dont le rendement est de 3 à 3,5 t/ha.

 

Evolution de la production du café et du taux de transformation (en milliers de tonnes sauf indication contraire)

 

2015

2016

2017

2018

2019

2020

2021

2022

Production (en milliers de tonnes)

126,7

105,6

33,6

123,9

82,7

34,8

61,3

94,9

Production de café transformé (en milliers de tonnes)

19,2

12,1

9,8

ND

15,0

17,7

17,0

9,5

Taux de transformation (%)

15

11

29

ND

18

51

28

10

Source : CCC

 

  • Hévéa et palmier à huile

 

La régulation des Filières Hévéa et palmier à huile est assurée par le Conseil Hévéa Palmier à Huile (CHPH).

 

Hévéa

 

La production de caoutchouc a triplé sur la période 2015-2022 pour atteindre 1 320 145 tonnes sur l’année 2022. Elle bénéficie des actions de promotion du Fonds de Développement Hévéa (FDH). La Côte d’Ivoire est le 1er producteur de caoutchouc en Afrique.

La production était transformée à 100% en produits semi-finis jusqu’en 2015. Depuis cette date, avec le boom de la production, les capacités de transformation se sont avérées insuffisantes. Dans ce contexte, le taux de transformation est descendu à 80% et des opérateurs se sont installés comme acheteurs et exportateurs de caoutchouc fond de tasse (humide) pour l’exportation directe.

 

Palmier à huile

 

La production de régime de palme s’est accrue de 5% en moyenne annuelle sur la période 2015-2022. Elle bénéficie de : (i)la mise à disposition des plants améliorés aux producteurs sur la base d’un mécanisme de subvention ; (ii) la mise en place du mécanisme de financement des engrais en faveur des producteurs de régimes de palme ; (iii) du financement des infrastructures sociales de base (écoles, forages, centres de santé etc.).

De même, la production de l’huile de palme a augmenté de 2,4% en moyenne annuelle sur la même période.

La production nationale des régimes de palme est entièrement transformée sur place en huile brute par quarante-quatre (44) unités de première transformation. Une deuxième transformation est faite au niveau local par les quatre (4) principales industries. Les produits dérivés de cette deuxième transformation sont vendus sur le marché national (75%) et sur le marché sous régional - zone UEMOA (25%).

 

image 271

Source : CHPH

 

  • Coton et anacarde

 

Le coton et l’anacarde sont deux (02) spéculations essentiellement exploitées dans le Nord et le Centre du pays, avec en plus pour l’anacarde, une importante présence à l’Est. Le coton est une culture annuelle qui dispose d’un schéma d’organisation très élaboré qui permet un meilleur accompagnement des producteurs. La régulation des deux filières est assurée par le Conseil Coton Anacarde.

L’anacardier contribue à la lutte contre l’avancée du désert dans le nord du Pays et est devenu la principale culture de rente dans cette zone.

La production de coton graine est en hausse continue depuis 2016 avec une production qui est passée de 310 177 tonnes à 559 483 tonnes en 2021, soit une augmentation de 3,7% en moyenne annuelle sur la période. Cependant en 2022, les attaques de jassides (Amrasca biguttula) ont été signalées dans le bassin cotonnier ce qui a occasionné une baisse de la production passant à 236 183 tonnes soit -57,8% par rapport à 2021.

Quant à la production de noix de cajou, elle a progressé de 5,6% en moyenne annuelle sur la période 2015-2022 et a atteint 1 028 172 tonnes en 2022. Cela est dû aux conditions climatiques favorables et aux bonnes pratiques agricoles qui permettent d’améliorer les rendements des vergers.

 

image 272

Source : CCA

 

  • Cultures fruitières

​​​​​​​​​​​​​​

La banane dessert constitue la principale culture fruitière d’exportation de la Côte d’Ivoire. Elle est suivie par la mangue et l’ananas. La Côte d’Ivoire est le 1er producteur africain de banane dessert et le 1er exportateur africain de mangue.

Entre 2015 et 2022, les productions de banane dessert, de mangue et d’ananas ont enregistré respectivement, en moyenne annuelle, des hausses de 3,0%, 12,3% et 1,2%.

 

image 273

Source : OCAB, OBAM-CI

Documents de référence :

  •  Orientations stratégiques PND 2021-2025, Tome 2
  • Rapport PNIA II, Septembre 2017

 

 



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