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Agriculture vivrière

La stratégie de développement de l’agriculture vivrière s’inscrit dans la vision globale du Gouvernement ivoirien qui est d’avoir : « Une agriculture ivoirienne durable, compétitive et créatrice de richesses équitablement partagées » et de se conformer notamment à l’objectif N°2 des Objectifs de Développement Durable qui appelle les pays à éradiquer la faim et toutes formes de malnutrition.

Cette stratégie est basée sur le regroupement des régions Agro-Pôles (ou zones) sur des critères agro-écologiques, administratifs et socio-économiques.

Le regroupement selon le critère agro-écologique permet aux cultures nécessitant des conditions climatiques similaires d’être priorisées dans les mêmes zones, facilitant de ce fait le choix de cultures au niveau local.

Neuf (9) Agro-Pôles ont ainsi été identifiés sur la base de ces regroupements. La carte ci-dessous illustre le zonage proposé et les cultures vivrières concernées.

 

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Les Agro-Pôles de l’agriculture vivrière

Zone

Cultures vivrières concernées

Agro-Pôle1

Mais, Riz, oignon

Agro-Pôle2

Igname, Maraichères

Agro-Pôle3

Manioc, Banane plantain, Maraichères

Agro-Pôle4

Igname, Manioc, Riz

Agro-Pôle5

Riz, Maraichères, Manioc

Agro-Pôle6

Igname, Manioc, Riz

Agro-Pôle7

Manioc, Banane plantain, Riz

Agro-Pôle8

Riz, Mais

Agro-Pôle9

Riz, Manioc

 

  • Cultures céréalières

 

Les principales céréales produites par la Côte d’Ivoire sont dans l’ordre le riz paddy, le maïs, le sorgho et le mil.

Les productions de maïs, de mil et de sorgho affichent respectivement, entre 2015 et 2022, des taux d’accroissement de 16,9%, 27%, et 33,2%.

Quant au riz, l’une des principales denrées de base, sa production a baissé de 20,9% en 2022 par rapport à 2015. Cette baisse est due entre autres à l’insuffisance de la fourniture des semences améliorées, aux capacités limitées de captage des unités de transformation et à l’insuffisance de financement de la filière paddy.

 

 

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Source : MEMINADER, ADERIZ

 

  • Tubercules et plantains

 

Les principaux tubercules produits en Côte d’Ivoire sont dans l’ordre, l’igname, le manioc et la banane plantain qui ont enregistré respectivement des accroissements de 17,1%, 33,8% et 21,3% entre 2015 et 2022.

La Côte d’Ivoire produit également de la patate douce et du taro qui ont progressé respectivement de 15,4% et 15,3% de 2015 à 2022.

 

 

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Source : MEMINADER

 

  • Cultures maraîchères et légumineuses

 

Les principales cultures maraîchères produites en Côte d’Ivoire sont le gombo, l’aubergine et la tomate.

De 2015 à 2021, les productions de gombo, d’aubergine et de tomate ont augmenté de 26,3%, 11,6% et 26,6% respectivement.

De même, l’arachide, principale légumineuse produite s’est accru de 30,8% de 2015 à 2021, à un taux annuel moyen de 4,5%.

Cependant entre 2021 et 2022, les productions de gombo et d’aubergine ont baissé respectivement de 58,8% et 18,1%. Cela s’explique par les attaques de jassides survenues en Juillet 2022 dans le bassin cotonnier. Quant à l’arachide et à la tomate leurs productions sont respectivement en hausse de 3,1% et de 4,1% sur la même période.

 

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Source : MEMINADER

 

  • Perspectives

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En perspective, en vue d’assurer la sécurité alimentaire, le Gouvernement ambitionne d’accroître la production nationale du riz, du maïs et du manioc qui reste en deçà de la demande. De façon opérationnelle, il s’agira de : (i) renforcer les techniques de production agricole notamment à travers l’amélioration de l’accès au conseil agricole adapté et surtout celui spécifique aux femmes ; (ii) améliorer l'accès des ménages vulnérables aux denrées alimentaires et ; (iii) organiser les réserves alimentaires de sécurité par la mise en place d’un cadre institutionnel de gestion des réserves alimentaires et d’infrastructures de stockage de sécurité alimentaire.

Les interventions du Gouvernement consisteront, également, à améliorer l’accès aux intrants de qualité par la mise en place et l’amélioration des infrastructures de traitement et de conservation des semences et le renforcement du dispositif de contrôle de la production, de la commercialisation et de l’utilisation des intrants.

 

Documents de référence :

Orientations stratégiques PND 2021-2025, Tome 2

Rapport PNIA II, Septembre 2017

 

 



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