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FMI : validation de la revue finale des programmes économiques en Côte d’Ivoire

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Mme Geneviève Verdier, a séjourné en Côte d’Ivoire du 22 au 30 avril 2026 dans le cadre de la sixième et dernière revue des programmes appuyés par le Mécanisme élargi de crédit (MEDC) et la Facilité élargie de crédit (FEC), ainsi que de la cinquième revue au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Ces accords, conclus respectivement en 2023 et 2024, portent sur un financement global d’environ 4,8 milliards de dollars.

A l’issue des échanges avec les autorités ivoiriennes, les travaux ont abouti à un accord au niveau des services, validant à la fois la performance globale des programmes et les orientations de politique économique à court et moyen terme. Le FMI a salué ainsi des résultats jugés remarquables, traduisant la consolidation progressive du cadre macroéconomique.

Sur le plan budgétaire, les efforts de mobilisation accrue des recettes et de maîtrise des dépenses publiques ont permis de ramener le déficit à 3% du PIB en 2025, conformément aux critères de convergence de l’UEMOA. Parallèlement, des avancées significatives ont été enregistrées dans la mise en œuvre des réformes structurelles, notamment la consolidation du Compte Unique du Trésor et le renforcement de la gouvernance des entités publiques, contribuant à améliorer la gestion des finances publiques.

S’agissant du volet climatique, les autorités ont poursuivi des réformes structurantes, incluant notamment l’introduction d’un mécanisme d’assurance contre les aléas climatiques dans la filière coton, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’élaboration d’une stratégie de taxation carbone.

Dans un environnement international marqué par des incertitudes persistantes, l’économie ivoirienne demeure résiliente. La croissance est attendue à 6% en 2026, après 6,5% en 2025, tandis que l’inflation remonterait à 3,3%, contre 0,1% un an plus tôt, sous l’effet de la hausse des prix internationaux. Le déficit du compte courant devrait s’établir à 2,2% du PIB en 2026, contre 0,7% en 2025. Toutefois, la bonne tenue des exportations et l’accès accru aux marchés financiers ont permis de renforcer les réserves de change régionales, estimées à environ huit mois d’importations.

Sous réserve de l’approbation finale par le Conseil d’administration du FMI, ces revues devraient donner lieu à deux décaissements d’un montant total d’environ 843,9 millions de dollars, dont 509,5 millions de dollars au titre des accords MEDC/FEC et 334,4 millions de dollars au titre de la FRD, renforçant ainsi les marges de financement de l’État.

Dans ce contexte, le FMI appelle à la poursuite des efforts de mobilisation des recettes fiscales et à la mise en œuvre de mesures ciblées en faveur des populations vulnérables. Les autorités ivoiriennes ont réaffirmé leur engagement à maintenir le déficit budgétaire autour de 3% du PIB et à porter le ratio des recettes fiscales à 18% du PIB à moyen terme.

A moyen terme, les perspectives demeurent favorables, avec une croissance projetée autour de 6,7 % en moyenne et une inflation maîtrisée, confirmant la solidité de la trajectoire économique de la Côte d’Ivoire malgré les incertitudes extérieures.

Source : Communiqué de presse N° 26/13 du FMI, Rédaction Portail web MEFB