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Côte d’Ivoire : cap sur une croissance de 6,7 % en 2026 dans un cadre macroéconomique consolidé

Dans un contexte international marqué par la persistance d’incertitudes économiques et financières, la Côte d’Ivoire affiche des perspectives macroéconomiques résolument favorables. Le pays projette en effet une croissance économique de 6,7 % en 2026 , soutenue par une inflation contenue à 1,5 % et une amélioration progressive de la pression fiscale, attendue à 15,7 % du PIB , contre 15 % en 2025. Présentées par le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, M. Adama Coulibaly, lors de la cérémonie officielle de présentation des vœux 2026, ces orientations traduisent la volonté des autorités de consolider les équilibres macroéconomiques tout en poursuivant une trajectoire de développement durable, inclusive et résiliente.

Dans cette dynamique, l’action gouvernementale pour l’exercice 2026 s’articulera autour de huit priorités stratégiques majeures. Celles-ci portent notamment sur l’achèvement du programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), la préservation d’un cadre macroéconomique stable, le renforcement de la mobilisation des ressources intérieures ainsi que la poursuite des réformes structurelles des finances publiques. Afin de soutenir ces ambitions, l’État prévoit de mobiliser 4 911,9 milliards de FCFA sur les marchés financiers régionaux et internationaux, conformément à sa stratégie de gestion proactive de la dette publique et dans une optique de préservation de la soutenabilité de l’endettement.

Les performances enregistrées en 2025 viennent conforter la crédibilité de cette trajectoire économique. La Côte d’Ivoire a ainsi bénéficié d’environ 900 milliards de FCFA de financements du FMI, en reconnaissance des avancées significatives réalisées dans la mise en œuvre du programme 2023-2026. Parallèlement, le pays a levé 3 582,7 milliards de FCFA sur le marché financier régional, soit un dépassement de 14 % de l’objectif initial. À cela s’ajoutent des mobilisations innovantes sur les marchés internationaux, notamment un eurobond libellé en FCFA (219,8 milliards FCFA) et un Samouraï bond (191,2 milliards FCFA). Le succès de ces instruments financiers témoigne du renforcement de l’attractivité de la signature souveraine ivoirienne et positionne le pays parmi les acteurs africains les plus dynamiques en matière d’ingénierie financière.

Sur le plan budgétaire, la trajectoire de consolidation engagée se confirme progressivement. Le déficit public, estimé à 6,7 % du PIB en 2022 , a été réduit à 4 % en 2024 et devrait atteindre 3 % en 2025 , en conformité avec la norme communautaire. Par ailleurs, l’apurement de 1 556,8 milliards de FCFA de dettes fournisseurs à fin 2025, au bénéfice de plus de 6 700 prestataires , contribue à soutenir la trésorerie des entreprises et à renforcer la confiance du secteur privé. Cette discipline budgétaire accrue a également permis une amélioration du profil de risque du pays, matérialisée par le relèvement de la note souveraine par l’agence Fitch Ratings.

L’année 2026 marque ainsi l’ouverture d’un nouveau cycle stratégique avec le lancement du Plan national de développement (PND) 2026-2030. Dans un environnement international toujours incertain, les autorités entendent s’appuyer sur une gouvernance budgétaire rigoureuse, la diversification des sources de financement et la modernisation continue de l’administration financière afin de préserver la dynamique de croissance et d’accélérer la transformation structurelle de l’économie ivoirienne.

Source : Agence Ecofin — Adaptation rédactionnelle Portail web MEPD